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JEAN PAR CAMILLE
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Derrière la salle de bains
• ARP PAR BRYEN

« Camille Bryen - Cher Arp, l’aventure de tes collages commence, je crois, dans l’occulte...
Jean Arp - Bien sûr, c’est en effet à Paris, en 1914, pour un ami
occultiste, que j’exécutai mes premiers collages. C’étaient des portiques mystérieux qui devaient remplacer des peintures murales et qui
évoquaient des architectures de branches de palmier ou d’arêtes de poisson. En voyant ces collages Rosenberg me parla même de contrat. J’habitais alors rue Gabrielle et plus tard rue du Mont-Cenis. A Zürich, en 1915, je fis des collages en papier et en étoffe qui étaient composés en diagonale. Ils étaient mouvementés et par leur composition ils s’orientaient plutôt vers les compositions futuristes que cubistes.
C.B. - Dans leurs collages les cubistes se servent d’une matière réelle au lieu de la peindre : journal, papier peint, etc... Quel rapport y a-t-il entre tes collages et ce problème cubiste ?
J.A. - Mes collages étaient faits entièrement en papier, et n’étaient ni dessinés ni peints. Ils n’étaient pas spéculatifs, j’étais hanté par l’idée de faire une chose absolue. Le cubisme introduisait dans ses papiers collés le trompe l’œil, tandis que moi, je construisais avec des papiers mes réalités plastiques. Ces collages furent exposés à la Galerie Tanner à Zürich en 1915, et c’est là que j’ai rencontré pour la première fois Sophie Taeuber. Elle me montra des dessins, des tapisseries et broderies exclusivement composés en verticales et en horizontales. »

Livre grand format
5,00 € TTC
Deux feuilles de papier bouffant 110 gr pliées l'une sur l'autre, l'une dans l'autre.
Impression couleur et pliage à la main.
Dimensions : 15,2 x 24 cm environ.

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