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Dominique Sampiero
5.00

Derrière la salle de bains
• LIRE LIRON RELIRE LIEN NOIRL NOLIR

« Quelque chose de lancinant m’interroge à voix basse, intérieure, dans les masses de cette croisée. De quel pays suis-je ? Par quel pays suis-je traversé en regardant ces formes, ces promesses de maison dans les toiles, ces fragments qui s’imposent comme un tout, une fin en soi, la promesse d’une fin en soi  ? Aucun. Le pays d’aucun, de nulle part avec les vides, les creux où gisent tous les pays et ceux qui les traversent. J’entre et je sors. C’est ici, c’est tout. J’entre et je sors en pensée. Du coin de l’œil aussi. Je suis entré et je suis sorti. Je suis l’entrant et le sortant. Comme à la mort et à la naissance. Ça s’ouvre et ça se referme autour de moi. C’est une emprise de mur et de maison. Avec des arbres. Des terrasses. Du ciel comme une voie lointaine. Quelque chose de prégnant où j’habite d’un seul coup par le regard. Mais du dehors. Exclu aussi de cette tentation du lieu pour y entrer à jamais. M’y croire propriétaire ou dominant. Dans la facture classique des êtres de pouvoir. J’entre et je sors de l’intérieur de cette toile qui me parle d’un extérieur que je n’atteindrai jamais. Qui n’existe que dans mes tentations. Fervente aurore, évidence, balcon inhumé. À cet endroit le plus exténué du monde où les murailles suintent de ce qui rêve de moi, de mes gestes, de mes désirs, de mes rêves, en mon absence passée ou à venir. Comme dans ces promenades où tout à coup, une ruine, un creux dans la forêt, capturent la présence en mouvement. Pour la saisir du sentiment de son passage. »

• LE DÉSIR DE RIVAGE
« Puis un livre est venu comme une maladie. Une douce envie de de rester blotti sous les draps de l’instant. Je m’en suis séparé pour souffrir d’un manque qui m’oblige à renaître. Au pays des miracles, on m’a élu. J’ai compris qu’on m’ouvrait des portes vers moi-même.

L’âme est un atelier imaginaire. Le corps et l’esprit aussi. Parfois ils dansent tous les trois comme des cygnes à la surface d’un lac. Ils s’accouplent en phrases infinies et l’émotion tape sur la coque du voyage comme une lame de fond, une vague nécessaire au mouvement. Entre ici et là-bas, un texte nous porte dans ses bras vers plus de lumière pour voir enfin clair en soi. Ce n’est pas grand-chose n’est-ce pas la clairvoyance dans notre monde de bruit, de pouvoir et d’apparence mais cela suffit à nous réconcilier avec cette autre vie qui nous bouscule et dont nous ne savons rien. »

Portrait de Dominique Sampiero par Antoine Gallardo.

Livre grand format ou format étui
5,00 € 8,00 € TTC
Deux feuilles de papier cream 150 gr pliées l'une sur l'autre, l'une dans l'autre.
Impression couleur et pliage à la main.
Dimensions : 15,2 x 24 cm environ ou 11,5 x 23 cm

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